Les luttes ont contraint le gouvernement à déposer un projet de loi sur le droit opposable. Si l’on en restait à une déclaration de principe, cela n’apporterait aucune solution à la grande majorité des Français, confrontée à la pénurie de logements sociaux, à la cherté des loyers et aux difficultés grandissantes pour accéder à la propriété. Il s’agit de poursuivre la mobilisation pour obtenir la construction d’au moins 120 000 logements vraiment sociaux c’est-à-dire des logements de qualité avec des loyers abordables. Il faut également un plan d’urgence avec réquisition des logements vacants, développement de petites structures pour les personnes ayant besoin d’un accompagnement sanitaire social et psychologique renforcé, interdiction des expulsions, des coupures d’eau et d’électricité. Pour mettre fin à une politique visant à faire du logement une marchandise et obtenir qu’avoir un « chez soi » devienne un droit, sur ce sujet comme sur d’autres, notre pays a besoin d’une gauche courageuse qui se dotera des outils et des moyens financiers pour que le droit au logement soit enfin effectif.

Nous proposons

UN SERVICE PUBLIC DU LOGEMENT, NATIONAL ET DÉCENTRALISÉ Construire 120 000 logements sociaux par an, de haute qualité environnementale, à loyer modéré, jusqu’à satisfaction des besoins. Un plan d’urgence avec réquisition des logements vacants. L’augmentation des petites structures pour les sans-logis bénéficiant d’un accompagnement sanitaire, social et psychologique renforcé. Une Sécurité sociale du logement dès le premier logement avec une garantie du risque locatif pour l’accès et le maintien dans un logement décent. Revaloriser les aides au logement, faire baisser le coût du logement, le limiter à 20% des revenus du foyer. Faire appliquer la loi SRU avec 20% de logements vraiment sociaux dans toutes les communes. Les maires horsla- loi deviennent inéligibles. Mettre en oeuvre le « droit au logement décent opposable » à l’État. Revenir à un budget logement égal à 2% du PIB, à une aide à la pierre. Supprimer les cadeaux fiscaux aux plus riches qui louent à des loyers inaccessibles ! Mobiliser le système de financement de l’argent public collecté pour le logement social (Livret A, Caisse des Dépôts et des Consignations, etc.). Retrouver le taux du 1% logement. Taxer la spéculation foncière et immobilière.

INTERDIRE LES EXPULSIONS

Le 15 mars de chaque année, c’est la fin de la trêve des expulsions. Des milliers de famille perdent leur logement pour une seule faute : la pauvreté. Nous proposons l’interdiction immédiate des expulsions et la fin des coupures d’eau et d’électricité.